vendredi 23 octobre 2026

#NOTALLCADRES

Hello mes petites perruches.

Ouais ça fait longtemps ouais.

Il faut Sachez que je n'en suis pas très fière mais le P de Pauline (mon prénom pour les nouveaux) c'est aussi le P de People pleaser. Autrement dit, deux personnes m'ont dit «Paupau, tu devrais reprendre ton blog», je suis abandonnique, mon sang n'a fait qu'un tour: si je ne le faisais pas elles allaient me rayer de leur carte, alors me revoilà après 8 ans d'absence.

Du coup, pour reprendre en douceur, et par angoisse de la page blanche, j'ai réfléchi et j'ai choisi un sujet sur lequel je suis intarissable: mon taf.

Avec mon amie Em, on s'est chauffée début 2026 pour lancer un podcast sur le thème de la profession d’infirmière, mais finalement mon élocution hasardeuse, sa brillante carrière d'autrice et notre peur commune du flop monumental nous ont fait renoncer. Vous auriez pourtant rigolé je vous assure.

Alors, tout le challenge va être d'être explicite sans être précise parce que même si j'ai 150 idées de reconversion, me trouver sans emploi à 6 semaines de Noël ça ne me rendrait pas vraiment service ayant actuellement 71€49 sur mon compte en banque.

Donc, on en est à 13 ans d'infirmerie.

Dont quasi 11 dans l’hôpital public.

Et aujourd'hui, je ne vais pas vous parler éthique, dévotion, passion, cornette, pansement, échelon, roulement ou que sais-je encore.

Non, je vais vous parler des cadres de santé.

Trigger Warning: si votre mère, votre sœur, votre tonton, votre fils est cadre de santé, pardonnez moi d'avance; des propos ou des parallèles vont peut-être vous heurter

Si vous-même vous êtes cadre; pas grave, ça arrive. Moi-même à un moment donné, aveuglée par une promesse de tranquillité ou pouvoir ou salaire ou j'en sais rien, figurez-vous que j'ai pensé passer du côté obscur de la force.

Je remercie chaque jour le Bon Dieu pour m'avoir sortie cette idée de la tête.

Donc, pour ceux qui ne savent pas de quoi je cause.

Dans la profession qui est la mienne, il arrive que certains, après quelques années d'exercice, n'aient plus envie de voir des patients et préfèrent voir des trouducs en réunion toute la journée.

Une opportunité s'offre alors à eux, devenir le supérieur hiérarchique de toutes ces petites gens en blouse , en devenant cadre.

Cette formation appelée «L'école des Cadres» dure un an, et pourrait trouver son analogie dans la Franc Maçonnerie... (j'avais une autre réf un peu touchy mais j'ai peur du blâme, ou d'être fichée S...) personne ne sait vraiment ce qu'il s'y passe derrière les portes closes, mais les gens en ressortent métamorphosés.

Pour ceux qui ne connaissent pas la Franc Maçonnerie, pensez à Serpentard ; ça marche aussi.

Ayant une aversion pour l'inconnu, j'ai alors ressenti le besoin de contractualiser les cours que , selon moi, ces êtres innocents y reçoivent.


Module 1 : «A partir d'aujourd'hui, vous oubliez tout du métier d'infirmier»

C'est bien simple, c'est exactement comme cela que j'imagine que les élèves sont accueillis.

Et c'est sans doute la croyance la plus universelle sur ce diplôme.

Le brainwashing débute, adios tout le bagage émotionnel rattaché au métier. On doit leur demander de tirer un trait sur ce qu'ils ont vécu les années précédentes.

Ils sont dorénavant des managers, et les états d'âme de leurs agents, c'est pas ça qui fait bouillir la marmite.

Se questionner sur les prises en charge ? Réfléchir au bien être du patient ? penser le soin ? Abracadabra on oublie. On pense tableaux Excell, planning, formation, équité, représentation, partenariat, chiffres. On remet tout en cause, sauf soi même.

La verticalité, c'est plus seulement en cours de Yoga, c'est tous les jours de 9 à 17h.


Travailler 2 week-ends de suite? Oui bon c'est pas bien grave, il pleut de toute façon.

Faire 7 toilettes en 2h30? Est-ce qu'on a vraiment besoin d'aller dans les recoins de Gilbert de la 8 tous les jours?

Se faire pourrir par une famille? Les soignants ne l'auraient-ils par cherché?


Module 2: Prononcer sans honte la phrase «Vous savez, il y a pire ailleurs»

Ce n'est pas seulement une phrase, c'est la construction intégrale de leur système de management.

Faire allusion à autrui qui vit une situation identique ou pire, c'est leur totem d'immunité.

J'appelle ça le syndrome du petit africain. C'est en fait le sophisme de la pire misère.

« Ah oui tu ne veux pas manger tes petits pois Lidl ? Et ben tant pis tu n'auras rien, en Afrique les enfants ils meurent de faim. »


L'effet escompté, c'est que celui d'en face se taise, rongé par la culpabilité d'avoir osé se plaindre.

Ce que ça fait sur les soignants ? L'invalidation des ressentis, le nivellement par le bas, et finalement l'abandon par oubli de la lutte initiale.


Module 3 : Comment cirer les pompes tout en ayant les dents qui rayent le parquet.

Alors, j'imagine que c'est un TP en plusieurs heures.

Le prof binoclard en gilet doit leur formuler un truc comme ça: «La petite subtilité, c'est de faire croire au bas peuple qu'on affronte les hautes sphères de l’hôpital, alors qu'en fait on s'applique à leur lustrer les roubignoles.»

Très important de toujours faire croire aux agents que le cadre porte leur voix!

Mais attention, une fois devant le N+2, on s'incline, on fait les yeux de petits chats, et on écoute religieusement la même soupe qu'on a servi, avec un degré supplémentaire de démagogie.

Quand je parle du gratin, je parle des directeurs et administrateurs, et aussi des médecins.

Se faire bien voir, des deux côtés, tout en restant un peu creux au milieu quoi.


Dans ce cours là, on apprend aux futurs cadres à développer le syndrome du bon élève. Celui qui aura réussi à remplir des quotas, à cocher des cases aura un susucre, on s'en fiche si plus bas ça grince, le principal c'est que le jour du rapport, tout soit nickel.


Alors oui, OK, la lourdeur de l'institution les place dans une position inconfortable, entre le fameux marteau et la fameuse enclume, mais en fait, c'est 100 % de la politique : faire croire qu'on porte la voix du bas pour être aimé, tout en servant le haut pour être promu.


Module 4 :Ne jamais faire de vague tout en cultivant l'art de la poucave

Une fois qu'ils ont bien intégré les 3 premiers modules, ils sont fin prêts pour le clou du spectacle, le numéro de maître, la cerise sur le gâteau.

Comme un cadre a appris qu'il fallait qu'il soit bon élève pour se faire bien voir par les maîtres décideurs, il veut dans son équipe des petits canetons mignons qui ne bronchent pas trop, parce que sinon ça fait mauvais genre et l'opinion publique pourrait penser qu'ils ne sont finalement pas si bons.

Ô grand Dieu quelle miséricorde !

Bon la première étape qui évite bien des emmerdements et d'avoir la possibilité de CHOISIR qui qu'on veut dans sa team. Un peu comme dans The Voice, mais sans Nikos.

Recruter une âme tendre, un peu modeste d'esprit, c'est bien plus simple que de composer avec un petit Jack Russel cortiqué. C'est pas moi qui l'invente, je l'ai entendu de mon N+2.

«En recrutement on privilégie la personnalité aux compétences. Parce que les compétences ça s'apprend alors qu'on change rarement de personnalité» .

Au début j'ai cru que c'était une bonne chose, et puis en fait un jour en me brossant les dents je me suis arrêtée net et j'ai compris que c'était problématique.

En fait, il aurait pu dire « Tant pis si lui il est con comme un balai, tant qu'il est docile ».


Le problème, c'est que souvent, un nouveau cadre arrive dans une équipe déjà constituée. Et là, les vagues elles sont déjà un peu là généralement, douces mais ancrées, comme sur le lac Victoria. (Vous saviez qu'il y avait des vagues sur le lac Victoria ?)

Il faut alors apaiser les agneaux de la bergerie.

La technique est simple, on s'acoquine un minimum, on s'émeut du gosse de Sophie qui fait du haut-bois, on rigole des frasques du bouvier bernois d'Olivier, on raconte ses vacances à Essaouira tout en demandant à l'ASH si elle arrive à négocier, elle, au souk.

Car la vraie ruse du « on ne fait pas de vague », elle est là. En se mettant au niveau des agents, en prétextant faire partie des leurs, faire famille (oui oui je l'ai entendu #emojivomi) le cadre crée un sentiment de complicité factice. Comment tu veux pousser un coup de gueule ou débrayer face à un chef qui vient de te demander la bouche en cœur si ta voiture est réparée ? C'est la manœuvre parfaite : transformer la lutte des classes en une discussion de machine à café.


Une fois dans la bergerie, si le loup est trop emmerdé par les brebis qui bêlent, et qu'il n'a pas réussi à étouffer leur colère, il ne lui reste qu'une carte à jouer : la mouchardise.

C'est la dernière heure de cours de ces petits étudiants maintenant bien zélés.

Parfois, quand ils ne sont pas très bons en management, ils ne réussissent pas à éteindre le feu, ou à se sortir de l'ornière du favoritisme dans laquelle ils se sont fourrés tout seul.

Leur ultime cartouche ? Un bon vieux : « Je va le dire à la maîtresse ».

Le rapport prend l'ascenseur vers le cadre supérieur, pendant que la lutte légitime elle, se tape l'escalier. Résultat : Pas le temps d'arriver en haut, que la maîtresse descend gronder ses élèves comme s'ils avaient 4 ans.

Même méthode que celle du cadre (cf module 1,2,3) mais un peu plus aboutie, logique : la maîtresse a fait l'Ecole des cadres Sup...


Alors finalement, on préférerait pas Serpentard ?

Voilà.

Ne pensez pas que j'en ai actuellement gros sur la patate, je suis parfaitement apaisée parce que j'ai compris leur fonctionnement huilé.

Aussi j'ai connu 6 cadres dans ma vie, et évidemment que la personnalité de chacun a fait d'eux des managers différents, avec pour certains de grandes qualités humaines et organisationnelles.

L'astuce: se méfier de l'eau qui dort. On reste toujours sur ses gardes, et on se demande toujours où ils veulent en venir. Comme une partie d'échecs finalement, reste à savoir qui est le fou.

Allez bisou

Paupau qui risque son poste



vendredi 8 mars 2019

L'hypocrisie

Mon petit lapin de Garenne, j'espère que tu vas bien, ça fait longtemps.

Aujourd'hui je suis venue te parler d'un sujet qui me révolte mais qui mérite un petit historique de ma réflexion.

J'ai longtemps associé les documentaires télévisés aux samedis après midi passés avec mon père à regarder sur France 5 la nidification de la tourterelle des bois dans le marais poitevin. Ambiance feutrée, pluie dehors, et petite musique guillerette qui sort du téléviseur avec une voix off qui te tient un peu en haleine.
Depuis quelques années, je regarde des documentaires par moi-même, grâce à Arte Tv, grâce à Netflix, ou grâce à Youtube. C'est d'ailleurs une de mes principales source d'information, avec les 3 pauvres titres du Monde sur mon téléphone et la lecture très rapide du journal local au boulot (principalement la page décès,la météo et les articles sur ses p*t*** de travaux qui durent depuis 2 ans dans ma ville).
Le dernier reportage que j'ai vu, c'était "The True Cost" sur Netflix. C'est un reportage d'1h30 qui parle de l'industrie du textile. Je te rassure tout de suite, on est loin du ton canidé d'Elise Lucet. C'est un documentaire très bien fait qui aborde les différentes problématiques de la Fast Fashion dans le monde d'aujourd'hui.
Alors je te le dis clairement, ce docu m'a traumatisée.Une grande claque dans ma figure j'ai pris.
Comme nous tous, je savais sans savoir, je ne voulais sans doute pas savoir, j'avais les écoutilles d'une consommatrice occidentale avec un salaire correct. Je tiens à te préciser tout de suite que l'objet de cet article n'est pas du tout de te faire culpabiliser. C'est uniquement de l'information. Tu en fais ce que tu en veux.

Il faut tout de même que je précise qu'en 2018, pour des raisons financieres en premier lieu, j'ai changé ma façon de consommer la mode. Moi, qui avant pouvais dépenser jusqu'à 300€ par mois en vêtements/chaussures/accessoires/lingerie, j'ai diminué drastiquement pour ne plus dépenser qu'environ 60/70€ grand maximum.
J'ai d'ailleurs développé mon activité sur Vinted, ça m'a permis de faire un grand tri dans mes affaires, de gagner de l'argent et de le dépenser dans des affaires de seconde main. Je me suis davantage tournée vers du solide et du qualitatif, et j'ai arrêté d'acheter des choses que je n'étais pas certaine de porter.
Tout ça n’était pas spécialement en lien avec des convictions, c’était juste un besoin de faire de la place et d'économiser de l'argent (pour payer ma facture d’électricité d'un poumon et demi).
Naturellement, j'ai aussi limité ma consommation de plastiques, et donc de ses dérivés textiles. Je ne suis pas vegan, donc je continue d'acheter du cuir par exemple, et j'avoue le préférer aux chaussures synthétiques.

Donc j'étais novice en matière d'informations sur l'industrie du textile. Comme beaucoup, j'ai entendu parler du travail des enfants pour Nike, de l'effondrement du Rana Plaza au Bengladesh, et globalement de la fermeture de toutes les usines de textiles en France depuis les années 1990.
Mais bon, face à ce joli petit pull Kiabi à 12 balles, j'oubliais vite que potentiellement il avait été fabriqué de façon pas très catholique. Je ne suis pas la seule n'est-ce-pas?

Comme je ne suis pas certaine que tu vas aller regarder le reportage que j'ai cité, et que j'ai quand meme envie de t'informer de ce qui se cache derrière Zara, Primark et Kiabi, je vais donc te faire un résumé rapide de ce que j'ai appris dans ce documentaire.

-Tout d'abord, sache que l'industrie du textile est la plus polluante au monde après l'industrie pétrolière. Les deux sont d'ailleurs très liées car les matières sont de moins en moins naturelles est issues de plus en plus du pétrole. Ensuite c'est une industrie très gourmande en eau et autant te dire que l'eau qui ressort de l'usine de jean, elle n'est pas clean clean et elle va direk dans la terre. Quant au coton,certes, c'est une fibre naturelle, mais c'est la culture qui reçoit le plus de pesticides dans le monde. Non seulement les plants sont en grande majorité génétiquement modifiés, mais en plus ils sont aspergés quotidiennement de pesticides dégueulasses qui entraînent des malformations importantes sur des enfants de villages d'Asie du Sud Est. Il y a aussi la production de cuir qui est affreusement polluante malheureusement : 80 % du cuir est fabriqué en Asie, et par exemple, au Bangladesh, il ya tous les jours 22000 litres de déchets de tannerie (donc produits chimiques à gogo) qui sont déversés dans la rivière. Le Gange, lui aussi prend cher, il est d'ailleurs le fleuve le plus pollué du monde.

-Ceci m'amène au deuxième point : il n'y a pas très longtemps mon amoureux érudit m'a dit "Tu sais, la manière employée la plus récurrente dans le monde pour se suicider c'est l’empoisonnement aux pesticides". Sur le moment je me suis dit que c'était étrange, étant au quotidien, dans mon travail, en présence de personnes étant déjà passées à l'acte, je n'avais vu qu'une seule fois ce type de tentative. Et puis en fait c'est devenu limpide dans le reportage : Monsanto ayant le monopole des cultures de coton en Asie, il tient au collier des milliers d'agriculteurs qui sont endettés par les achats de pesticides nécessaires sur leurs cultures pourtant OGM. En gros, on leur a dit il y a quelques années : "Achetez ces graines OGM très chères, c'est la promesse d'une grande productivité avec zero bestioles " et puis finalement l'année suivante "Oh mince, ce nouvel insecte dévore les cultures si belles, pas de problème, achetez nos pesticides très chers pour l'éradiquer". Donc, les fermiers, endettés, et ne pouvant faire machine arrière, se suicident. Difficile de donner un chiffre précisément pour la culture du coton, mais 1 agriculteur indien se suiciderait toutes les 30 minutes.

-Ensuite, parlons pognon. Quand tu achètes une parka moletonnée 10 balles à Primark, tu considères que tu fais une belle affaire. Petite analyse personnelle : Tu te dis ça parce que compte tenu du coût de la vie, de ton salaire mensuel, et de la vraisemblable qualité de ce que tu as devant tes yeux, tu achètes ce vêtement à un prix qui défie toute concurrence. En fait, tu admets, en te disant que tu fais une affaire, que ce n'est pas réellement le prix auquel tu devrais le payer, n'est ce pas? Tu penses le  payer moins cher que ce qu'il vaut vraiment...En tout cas c'est ce que tu penses (de façon inconsciente, sur le coût éthique de ton produit).  Et bien en fait, malheureusement, non. Car oui, à 10 balles le manteau, Primark se fait une jolie marge.
Pourquoi? Parce que un salarié du textile au Bengladesh gagne 56€ par mois en moyenne en travaillant 6/7 jours, travaille 10h par jour et fait parfois un trajet de 2h pour aller travailler. Ce salarié ne peut pas élever ses enfants , et va travailler tous les jours dans des immeubles ne répondant à aucune norme de sécurité et risque donc sa vie quotidiennement. Il est soumis au rendement avec des pressions de ses supérieurs, et tout acte qui s'apparenterait à du syndicalisme est considéré comme de la rébellion et est donc soumis à des sanctions. Qui sont les patrons de ses usines? Des entrepreneurs qui eux, sont pris au collier par les grands distributeurs que l'on connait. A qui on dit tous les jours "Vous ne pouvez pas me produire ce tshirt à 0.80 cents? Tant pis pour vous on ira voir la concurrence".
Le problème est principalement dans ce pays. Par comparaison, un salarié du textile en Chine gagne 215€/ mois , on est d'accord qu'on est loin de la dignité mais c'est pour te faire comprendre que le Bangladesh c'est vraiment, vraiment le pire.


Voilà, en gros, c'est ce que raconte le documentaire. C'est beaucoup mieux développé et documenté que mon petit article miteux mais au moins t'as les bases.
Il explique le plus simplement du monde que, pour satisfaire des envies matérielles que nous inculquent la publicité et la société depuis notre plus jeune age, nous sommes au quotidien responsable indirectement d'esclavage, de pollution et de morts d'autres humains.

Avoue que c'est violent d'apprendre tout ça.

On en vient alors au titre de cet article. Aujourd'hui , c'est la journée internationale du droit des femmes. Pour l'occasion, beaucoup de marques surfent avec plus ou moins d'habileté sur la vague.
On va passer sur les fleuristes qui n'ont rien compris au concept et qui pensent qu'il s'agit d'une 2eme St Valentin, on va s’intéresser au marques qui font du green washing...
Allez au hasard... CAMAIEU

Tu as lu la petite ligne?Grands seigneurs, hein?! On salue l'initiative, des sou-sous pour une association qui lutte pour le droit des femmes blablabla (mais attention hein, si tu l'achètes demain le tshirt ça ne fonctionne plus,  c'est aujourd'hui ou jamais).
En prévision de cet article, et étant sûre de moi, je suis passée en boutique tout à l'heure :
Voilà voilà. Alors pour le droit des femmes on repassera quand ils se repencheront sur les droits de l'Homme déjà. 


Alors évidemment, on ne peut pas changer du tout au tout, se promener tout nu, bien que ce soit une expérience enrichissante, n'est pas toléré dans notre société occidentale, et coudre ses vêtements n'est pas donné à tout le monde. S'habiller uniquement de marinieres Armor Lux semble aussi ambitieux, financièrement déjà, et puis stylistiquement ensuite...
Mais rassure-toi, il y a des choses que toi et moi on peut mettre en place.
¤ Acheter d'occasion déjà, c'est un grand pas. Il y a Vinted, les fripes, Emmaüs, les Dépots Vente chics... Il y a 80 milliards de vetements fabriqués chaque année, tu devrais trouver ton bonheur.
¤ Regarder les étiquettes au maximum, un article qui vient d'Europe (oui oui ça se trouve) c'est déjà vraiment moins pire.
¤ Se demander si on a vraiment besoin ou envie de cette petite chose mignonne devant nos yeux. Et si vraiment on craque, essayer de se dire que c'est le seul achat du mois de ce type.

Allez, tu le fais avec moi??